De l'herbe plein la tête

De l'herbe plein la tête

samedi 29 mars 2025


 JE ME BALADE AVEC ICÔNOR

  Ton imagination donne le vertige. Ce Monde que tu as inventé, qui ressemble au nôtre en pire, mais également le reflète dans ses élans les plus humains, on s'y meut assez vite en s'attachant à ses personnages les plus combatifs. J'aime beaucoup leurs monologues, mais aussi tes descriptions de paysages piégés, d'architectures inquiétantes, de manigances troubles, d'actions héroïques. Et ce ressort politique de la division des êtres entre ceux qui rêvent (les Souterrains) et ceux qui ne rêvent pas (les Privilégiés) te permet une intrigue dramatique d'une actualité impressionnante. La Machine à Voler les Rêves est une trouvaille superbe. Et j'aime aussi comment tu écris, avec des mots que tu inventes ("je me joncte") ou des mots simples, ordinaires, qui débouchent soudain sur de l'extraordinaire. J'ai souligné beaucoup de phrases dont j'aimais l'allure, la facture. Et parfois j'ai écrit "Très beau" dans la marge, par exemple à la fin du premier paragraphe du chapitre 11. "Il y avait un ciel bas qui leur semblait comme une toile tendue au-dessus d'eux. Ils croyaient entendre le bruit du vent claquer dans la toile. Par endroits, ce ciel était troué, et par les trous, ils ne voyaient rien." Trois pages plus loin, Bross arrive à toucher le ciel et à le tirer à lui, à le déchirer comme une toile... C'est magnifique. Le Rêve devient réalité. Jean Paul Fargier

 
 
  • le 6 avril 2025 : salon du livre de Beauchastel (0780)
 
 

  • le 24 avril 2025 : recontre-dédicace 
à la médiathèque de Bagnols sur Cèze (30200)
 
 

 

 

 

 

 

mardi 18 février 2025

mercredi 13 novembre 2024

 


 ICÔNOR

 paru le 12/12/2024

 

Quand les algorithmes auront épuisé leurs capacités à produire notre monde de plus en plus virtuel, faute de nouveaux datas, à force d’utiliser les mêmes que nous copions et partageons jusqu’à tourner en rond, c’est le moment où commence l’histoire d’Icônor : où trouver de nouveaux datas pour nourrir les algorithmes et maintenir le monde virtuel d’Icônor ?

 

Ce qui m'intéressait pendant l'écriture d'Icônor", c'est d'une part l'évolution du langage pour celles et ceux qui vivent uniquement face à des écrans (les Privilégiés) :

Je vois une brisure de ligne dans le trajet qui me titille de derrière le globe à sentiments. Encore un retour de biographie qui risque de parasiter mon looking du matin ;

la déformation, la légère déviance chez les Souterrains qui n'ont plus que des ordures pour se nourrir : dès que le soleil répandu pour tous franchit le soupirail de mon emplacement ;

D'autre part rester à la frontière du virtuel et du réel : jusqu'où peut-on imaginer et rester sans réponse si ce sont nos rêves qui mènent le jeu ?

Enfin, même si dans le roman c’est au travers d’un badge, nous sommes toutes et tous, étrangers proches ou plus lointains, des êtres sensibles qui pouvons ressentir ce que vivent les autres.